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FONDS DE SOUTIEN – AUTOMNE 2020

Les temps incertains que nous traversons fragilisent l'écosystème de l'art, et plus particulièrement les artistes. Dans ce contexte, la Friche la Belle de Mai, Fræme et Triangle France–Astérides ont décidé de mettre gracieusement à disposition d'artistes vivant et travaillant sur le territoire Marseille Provence des espaces de travail à l'automne 2020.

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SAMIR LAGHOUATI-RASHWAN

Samir Laghouati-Rashwan, (né en 1992 à Arles) est un artiste basé à Marseille. Il obtient un DNSEP option Art en 2020 à l’ESADMM.
Son travail s’occupe à déplacer des éléments légers de certaines cultures dominantes ou subcultures pour questionner les logiques même de celles-ci. Sa pratique explore l’installation, la vidéo et l'édition et le son. L’entretien y occupe une place importante et les voix y apparaissent comme un Pantone venant éclaircir des pistes de recherches.


Samir Laghouati-Rashwan, Dead Park, installation, 2020, Beaux-Arts de Marseille.

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PRUNE PHI

Prune Phi réalise un travail d’installation fait de photographies, dessins, collages, documents collectés, textes et vidéos. Elle y met en scène et en question les mécanismes de transmission au sein des familles et des communautés. Elle s’intéresse ainsi aux traits physiques qui persistent, ou au contraire, se diluent d’une génération à l’autre, aux modifications du corps et à ses anomalies. Dans d’autres ensembles, elle recueille et croise les témoignages de plusieurs générations d’immigrés et d’exilés vietnamiens sur la mémoire incertaine de leur histoire commune et la dimension fictionnelle qui s’y attache. Elle tente de révéler, par ces différents travaux, les marques mnésiques qui participent à la construction et l’invention de chacun.

À la suite d’études en Arts Plastiques et d’un Master en Création Artistique, Théorie et Médiation, Prune Phi réalise une résidence d’un an au Birmingham Institute of Art and Design au Royaume-Uni puis intègre l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles dont elle est diplômée en 2018.
Elle expose en France et en Europe, notamment pendant les Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles (2018), au Festival Circulation(s) à Paris (2019). Son projet « Appel manqué » est publié aux éditions Filigranes (2018) suite à la Résidence 1+2. En 2020, Prune Phi poursuit la résidence « Création en cours » avec les Ateliers Médicis ainsi que le programme de la Villa Saïgon à Ho Chi Minh Ville au Vietnam avec L'Institut Français. Elle développe actuellement « Aujourd'hui n'est pas encore arrivé », un projet pluridisciplinaire portant sur les traditions sud asiatiques réinterprétées dans le contemporain, de nouveaux rituels incluant de nouvelles technologies autour de réflexions post-coloniales.


Prune Phi, Mask 1, 2020, extrait de la série "Hang up".

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AURÉLIEN POTIER

A travers sa pratique, Aurélien Potier explore vulnérabilité et intimité. Le texte est la base de son travail, qu’il diffuse et publie par le biais de performances, installations, vidéos, imprimés. Les textes - poésie, fiction, anecdotes - sont des fragments, qui sont constamment recoupés, ré-assemblés, répétés, obsessionnellement. Il crée en 2018 le zine "i apologize", publication auto-publiée et sérielle. Depuis 2019, il forme le duo AH! avec Hugo Mir-Valette avec qui il produit des performances sonores.


AH! (Aurélien Potier et Hugo Mir-Valette), Organes, calcaire, performance dans une grotte de la Côte Bleue, Niolon, septembre 2020, dans le cadre du Printemps de l'Art Contemporain.