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FONDS DE SOUTIEN – ÉTÉ 2020

Les temps incertains que nous traversons fragilisent l'écosystème de l'art, et plus particulièrement les artistes. Dans ce contexte, la Friche la Belle de Mai, Fræme et Triangle France–Astérides ont décidé de mettre gracieusement à disposition d'artistes vivant et travaillant sur le territoire Marseille Provence des espaces de travail de juillet à fin septembre 2020.

SAVE THE DATE!
Les artistes accueillis dans le cadre du Fonds de soutien ouvrent les portes de leur atelier au grand public les vendredi 28 et samedi 29 août 2020, de 15h à 19h. C'est l'occasion de les rencontrer, de discuter et de découvrir leur travail.


Portrait de Manoela Medeiros dans son atelier, 2020

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CAETANO

Caetano examine les implications du capitalisme cybernétique sur les constructions communes et sociales. Il programme des conditions afin d'inciter des manifestations sociales ayant le son, la lumière et le mouvement comme éléments de base pour travailler. Son travail est souvent présenté sous forme d'installations, bien qu'il ait également été exposé sous d'autres formes telles que des documents imprimés et numériques, des images en mouvement, des objets, des décors, des compositions sonores, de la danse, des performances et des DJ sets.


Vue de la résidence de Caetano à nadaLokal, Vienne, 2017.

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FLORE SAUNOIS

Au travers d'installations, pièces sonores, performances, sculptures, ou éditions, Flore Saunois explore la matérialité du langage. Nommer rendant réel, elle s'intéresse au point de bascule entre apparition et disparition des choses. Tenter de suspendre la fugacité d'un objet, d'un événement ou d'un phénomène, tracer les contours de possibles, sont autant de moyens d'interroger, en creux, leur condition même d'existence. S'inscrivant dans une relecture des principes de l'art conceptuel, ses travaux explorent avec malice la brèche entre trivial et extraordinaire, le dérisoire comme source d'une poésie latente.


Flore Saunois, Combien de km/h, 2020, dans le cadre de la résidence Travail-Travail organisée par Mécènes du Sud. © Jérôme Cabanel.

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CORENTIN LAPLANCHE TSUTSUI

Corentin Laplanche Tsutsui s'intéresse aux formes de l'idéologie (institutions, architecture, urbanisme) dans le développement des métropoles - comment, par leurs matériaux et leurs structures, elles façonnent leurs habitants et leurs usages. Son travail donne à voir des fragments de la métropolisation planétaire. Il développe actuellement un projet autour de la mise en lumière citadine - passée, présente et future - mêlant textes, photographies et installations lumineuses. Il réalise aussi des films, dont il extrait des objets dérivés. En 2019 il obtient la Mention spéciale du jury du Prix Émergences (Scam, Centquatre-Paris, Edis), pour son film Râ226 et son projet en écriture Ville Composite. Il vit et travaille à Marseille.


© Corentin Laplanche Tsutsui, Paris, 2018.

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LINDA SANCHEZ

Linda Sanchez construit des principes de prises, d'enregistrement, de capture, entre sculpture et installation, dessin et vidéo. De l'horizontalité d'un plan d'eau à la trajectoire d'une chute, de la liquidité du sable à l'élasticité d'un liant, elle observe des phénomènes existants, les déplace, ajuste leur échelle, leur corrélation, leur durée. Des notions de hasard et d'ordre, de figures de chute, d'écriture du temps ; les récits se tiennent entre ce que c'est et ce que cela représente. Les œuvres fixent le mouvement dans la matière, l'écrivent, le mesure ou le transcrivent. Procédés, opérations, mécaniques et systèmes, sont autant de modes de fabrication qui trouvent leur équivalence dans le langage de l'artiste. Un rapport à l'énonciation qui sous-tend, comme un script, un rapport non autoritaire au matériau en mouvement.


Linda Sanchez, Otium #3, vue d'exposition, 2018, IAC - Institut d'art contemporain, Villeurbanne. © Blaise Adilon.

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MANOELA MEDEIROS

« Les recherches de Manoela Medeiros se concentrent sur les techniques de l'architecture envisagées comme des déplacements, la matérialisation des cycles et des écosystèmes, la construction d'une réalité complexe au sein de laquelle la distinction entre nature et culture disparaît au profit d'un dualisme vitaliste. L'humain n'est pas exclu du monde ou en contradiction avec lui. Il est le monde. Ses décisions, ses gestes et ses actions, en relation avec les autres êtres dessinent les limites de sa condition. Les recherches de Manoela Medeiros s'étendent de l'archéologie contemporaine à l'écologie solidaire, de la poésie de Manoel de Barros au perspectivisme amérindien de Eduardo Viveiro de Castro. » (Théo-Mario Coppola)


Portrait de Manoela Medeiros dans son atelier.