ANCIENS RÉSIDENTS

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Vous trouverez ici les noms et dates de résidences des artistes ayant participé au programme de Triangle. Les résidents sont mentionnés par année d'arrivée. Si vous souhaitez les contacter pour des raisons professionnelles, nous nous ferons un plaisir de tenter de vous mettre en relation. Malheureusement, il n'est pas possible de publier une biographie exhaustive de chacun d'entre eux. Google fera le reste!

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GHISLAINE LEUNG
Août 2018

Ghislaine Leung est née en 1980 à Stockholm (Suède). Elle vit et travaille entre Londres et Bruxelles.
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58 : 96 / 49, Ghislaine Leung , 2018
Plastic, aluminum tape, dye, glue, children's playhouse, metal, dimensions and title variable. Playhouse purchased in country of exhibition. Tape at minimum ceiling height for country of exhibition.
Installation View at Frieze, New York 2018. Courtesy of the Artist and ESSEX STREET, New York.

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VICTOR YUDAEV
Janvier - Août 2018

Victor&moi.

J’ai commencé à écrire une histoire sur victor avant la naissance de victor. Depuis, victor&moi sommes vraiment proches, même si nous avons des vies différentes et ne nous sommes jamais rencontrés. Je sais à propos de Victor autant qu’il sait sur lui-même. Victor est un vrai penseur, et j’apprends beaucoup tant que victor vit et aussi bien par la façon dont il vit. (...)


Victor Yudaev, vue d'atelier © Triangle France - Astérides

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BIANCA BALDI
Mi-avril - Juillet 2018

Le travail de Bianca Baldi prend appui sur les intrigues de l'histoire afin d'en révéler les complexes réseaux d'influences politique, économique et culturelle. Bianca Baldi traite des structures de pouvoir dissimulées et des mises en récit de l'oppression fabriquées à partir de photographies, films, écrits, publications et installations.

Avec le soutien de Wallonie-Bruxelles International


Vue d'exposition, Eyes in the Back of Your Head, Kunstverein Harburger Bahnhof, Hambourg, 2017

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MARTIN BELOU
Mi-avril - Juillet 2018

Martin Belou (né en 1986) est un artiste qui crée des situation performatives et des expériences utilisant les éléments : la terre, l’eau, l’air et le feu. (...)


Martin Belou, Les Hors D'oeuvres, Plâtre fumé au cèdre, champignons, gourdes, métal, bois dimensions variables, 2017

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JUAN DIEGO TOBALINA
Mi-avril - Juillet 2018

" Mon travail se présente sous la forme d’installations, de vidéos, d’art sonore et d’objets. Le fondement de ma recherche est la perception, ainsi que les millions de subjectivités qui constituent ce que nous appelons Réalité. Je me concentre en particulier sur les processus impliquant la fabrication de moments instables, éphémères, sur l’idée d’être constamment entre une étape et la suivante (...).


Vue d'exposition, En líneas sin fin, 80 m2 Livia Benavides Gallery, Lima, 2018

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JEAN-CHARLES DE QUILLACQ
Février - Juillet 2018

Jean-Charles de Quillacq est un ancien résident de la Rijksakademie, Amsterdam et a participé en 2014 au programme de recherche de la Villa Arson, où il participe à l’exposition L’Après-midi (cur. Mathieu Mercier) (...).


Jean-Charles de Quillacq, Ce que je me sens reproduit, 2017, performance, La Tôlerie, Clermont-Ferrand.

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PAULINE ZENK
Février - Juillet 2018

Pauline Zenk (née en 1984, vit et travaille à Toulouse) travaille à partir d’une base d’images trouvées, des recherches provenant d’archives personnelles et collectives. Elle travaille dans la forme de “image based research”, mode de recherche – visuelle, historique, sociologique, réelle - qui a pour point de départ une image. Ce processus amène forcément à une répétition presque obsessive d’un ou plusieurs motifs. (...)


Pauline Zenk, The King of the Blind, 2018, huile sur toile, 70 x 67 cm © JC Lett

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LES RÉSIDENTS DE JANVIER À MI-AVRIL 2018

Valérie Blass (CA)
Vit et travaille à Montréal (CA)

Les récentes propositions de Valérie Blass sont investies d’une double tension qui confronte les notions de visibilité et d’invisibilité ainsi que les limites entre volume et surface. Ses sculptures, dont les postures anthropomorphiques tendent à l’abstraction, procèdent de représentations volontairement instables : l’unité de l’œuvre est pensée de manière à s’échapper, à se transformer et se recomposer selon les positions et les déplacements du spectateur. La portée référentielle de la représentation est ainsi densifiée et la sculpture agit comme une entité plurielle.

Valérie Blass est née en 1967 à Montréal, où elle vit et travaille. Des expositions individuelles de son œuvre lui ont été consacrées à la galerie Catriona Jeffries, à Vancouver (2015) ; à Artspeak, à Vancouver (2015) ; à la Daniel Faria Gallery, à Toronto (2015) ; à Parisian Laundry, à Montréal (2014) ; à la Illingworth Kerr Gallery, à Calgary (2013) ; au Musée d’art contemporain de Montréal (2012) ; à l’Art Gallery of Hamilton, à Hamilton, Ont. (2012) ; à The Hole, à New York (2013) ; et à la Galeri Manâ, à Istanbul (2013). Elle a participé à de récentes expositions collectives au; Musée d’art contemporain, à Montreal (2016); à la Justina M. Barnicke Gallery, à Toronto (2015) ; à la galerie Luis De Jesus Los Angeles (2015) ; au Musée des beaux-arts de Montréal (2014) ; à l’Art Gallery of Alberta, à Edmonton, Alb. (2013) ; au Public Art Fund, à New York (2013) ; au MetroTech Center, à Brooklyn (2013) ; à Oakville Galleries, Oakville, Ont. (2012) ; au Musée national des beaux-arts du Canada, à Ottawa (2011) ; et au Power Plant, Toronto (2009). Valérie Blass a reçu le Prix Ozias-Leduc de la Fondation Émile-Nelligan en 2016, le prix Victor Martyn Lynch-Staunton pour les arts visuels en 2012, et le Prix Louis-Comtois de la Ville de Montréal en 2010.


Vue d'installation, To only ever say one thing forever the same thing, Catriona Jeffries, 2015

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Clémence de Montgolfier (FR)
Vit et travaille à Paris (FR)
thebigconversationspace.org

Clémence de Montgolfier (née en 1987) collabore sous le nom The Big Conversation Space (TBCS) avec l’artiste américaine Niki Korth (née en 1987, vit et travaille à San Francisco) depuis 2010. Ensemble et séparément, elles s’interrogent sur la circulation des discours à travers les technologies contemporaines de leur production et de leur reproduction et sur leur devenir incertain. Elles créent des évènements, des conversations, des performances, des publications, des jeux, des documents et des programmes vidéos ou plateformes médiatiques qui cherchent à créer et à interroger les relations entre les individus (artistes et publics compris), dans une conception interactionnelle de l’œuvre d’art. À la frontière de la médiation, de l’art et des médias, leur travail tente, par l’intermédiaire d’objets et d’outils de communication qu’elles réinterprètent ou qu’elles inventent, de créer des situations de conversation réelles ou figurées. Elles visent ainsi à questionner l’espace entre soi et l’autre, et de proposer des modes de cohabitation et d’entente, dans le contexte de l’histoire politique et technique des médias dont nous avons hérité.

Clémence de Montgolfier est diplômée de l’École des beaux-arts d’Angers depuis 2011 et récemment titulaire d’un doctorat en sciences de l’information et de la communication de l’Université Sorbonne-Nouvelle Paris III obtenu en 2017. Elle est co-fondatrice, avec Hugo Brégeau, de la vitrine d’exposition Indice 50 à Paris. Avec Niki Korth, elles ont participé à de nombreuses expositions en France et à l’étranger dont récemment au CAC Brétigny, Brétigny-sur-Orges, à la Villa du Parc, Annemasse, au 8, Rue Saint-Bon, Paris, au Nouveau Festival Centre Pompidou, Paris, à Human Ressources, Los Angeles, États-Unis. Depuis 2015, elles ont été invitées par le149.net (Anna Hess et Sacha Béraud) à réaliser le projet de programmation vidéo en ligne BCC Channel en collaboration avec Alexander Rhobs.


BCC Channel, épisode 3, Rêve, fantasmes et désirs, The Big Conversation Space et Alexander Rhobs produit avec le149.net, 2016

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Fahmy Shahin (EG)
Vit et travaille entre Amsterdam (NL) et Le Caire (EG)
fahmyshahin.net

Fahmy Shahin travaille avec une grande variété de medium, allant du dessin instinctif au dessin 3D en passant par l’impression 3D, donnant vie à des objets et sculptures. Les différentes strates des matériaux convoquées – visuel, archéologique, chimique, hiérarchique, financier, historique, cartographique, etc. – font appel à des récits interrogeant la construction des histoires et la mise en forme des réalités. A partir d’éléments historiques familiers pris en-dehors de leur contexte et auxquels différentes interprétations sont données, les installations de Fahmy Shahin fonctionnent comme une zone rendue visible entre religion, politique et mythe.

Fahmy Shahin est né en 1983 au Caire (Egypte). Il est diplômé de la Helwan University’s Faculty of Applied Arts (Le Caire). Il est diplômé de l’Académie Royale d’Art de La Haye où il a été lauréat du Prix du département Interactive/Media/Design et une mention honorable à l’occasion du Stroom Encouragement Award pour son projet Plastic/Ocean/Desert/Sky. Projet qu’il a eu l’occasion de présenter au Petra Art Center (Amsterdam) en 2016. Son dernier projet Journey In The Land Where Time Rests a été exposé à l’occasion de sa dernière exposition personnelle à Vriend Van Bavink (Amsterdam) en 2017.

Avec le soutien de Mophradat.


Fahmy Shahin, Plastic/Ocean/Desert/Sky (extrait), 2016

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NOS RÉSIDENTS EN 2017

JANVIER - AVRIL : Arthur Eskenazi (FR), Gina Folly (CH), Tiziana La Melia (CA)
AVRIL - JUILLET : Madison Bycroft (AUS), Camille Dumond (FR), Liv Schulman (AR/FR)
SEPTEMBRE - DÉCEMBRE : Maya Beaudry (CA), Adam Lewis Jacob (UK), Anouchka Oler (FR/CH)

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NOS RÉSIDENTS EN 2016

JANVIER - AVRIL : Virgile Fraisse (FR), Lauren Hall (CA/UK), Dan Walvin (UK)
AVRIL - JUILLET : David Perreard (FR) Davide Stucchi (IT), Beny Wagner (GE/US)
SEPTEMBRE - DECEMBRE : Hannah James (UK), Matthew McQuillan (UK), Timothy Simonds (US)

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LES RÉSIDENTS DE SEPTEMBRE À DÉCEMBRE 2015

Morgan Courtois
Vit et travaille à Paris, France

Pour expliquer sa pratique il fait souvent référence au documentaire Scénario du film Passion de Jean-Luc Godard où Godard explique qu'il a construit ce film à partir d'une image : une femme qui sort d'une voiture avec un bouquet de muguet. Fellini a aussi beaucoup compté. Parce que Morgan Courtois voulait faire du cinéma avant.
« Et sinon pour les dernières choses que j'ai faite à Hambourg : Il y avait deux lampes qui sont habituellement utilisées en horticulture afin de recréer des spectres lumineux propres aux saisons. Une hivernale pour la période de croissance et une caniculaire pour la floraison. Les mobiles étaient entre autre, composées de gélatines de théâtre et de ready-made usées. L'hivernale s'appelle Berezina I en référence à la bataille du même nom et à une anecdote assez drôle qui raconte comment les troupes napoléoniennes avaient fini par porter, entre-autres, les robes somptueuses de leurs différents pillages pour lutter contre le froid russe. J'ai imaginé ce qu'aurait pu être un des éléments de cette procession. Le pied (Snuck) du mobile estival est tombé la veille de mon départ, c'est un échec que j'ai fini par apprécier. Il est peint avec des colorants alimentaires acheté dans le quartier indien d'Hambourg (Steindamm), le pot de la lampe d'hiver aussi vient de ce quartier qui était à coté de l'atelier. On a même fini par écouter de la musique indienne, très stimulante pour travailler"

En ce moment, Morgan Courtois est obsédé par la danse de Christina dans Exotica de Atom Egoyan et il pense réaliser une sculpture reprenant cette danse sur Everybody Knows de Leornard Cohen, mais en attendant il réalise des tableaux inspirés par la méthode Warburg avec des illustrations de la Bérézina, les peintures  du Livre des merveilles de Marco Polo, des estampes médiévales, des captures du film Aguirre et la colère de dieu... et pense beaucoup à la lente dégradation du radeau durant le film comme image de fond pour l’exposition en octobre.

Né en 1988 à Abbeville, Morgan Courtois vit et travaille à Paris. Il commence ses études aux  Beaux-Arts de Valenciennes, il les finit à l'ENSBA de Lyon où il en sort avec l'obtention du Prix de Paris. Il fonde en 2014  ‘Pauline Perplexe’ avec Kevin Bogey, Florent Dégé et Sarah Holveck : un pavillon de banlieue à la fois atelier et espace d'exposition. Il a participé récemment à  Heartbreak hotel, Hochschule für bildende Künste,Hamburg.  Liste, Bâle avec Balice Hertling. Les trépignements du Fakir, hors les murs du Parc Saint Léger, Pougues les Eaux. Sweating as Distribution, Treize, Paris. Faire des fleurs, Florence Loewy, Paris. Family Matters, De la Charge, Bruxelles. Il prépare actuellement, avec Sylvie Auvray, une exposition à Balice Hertling, New York.

Vues d'atelier, Triangle France, octobre 2015. © Photo Triangle FranceVues d'atelier, Triangle France, octobre 2015. © Photo Triangle France
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Cecilia Jonsson
Vit et travaille à Bergen, Norvège
www.ceciliajonsson.com

Cecilia Jonsson est un artiste interdisciplinaire dont les recherche portent sur les rapports tendus entre le domaine minéral et les entités vivantes. Informée par des méthodes utilisées dans les sciences naturelles, ses œuvres sont souvent des interprétations artistiques liés aux sites empiriques. L'exploration des matières premières qui créent notre expérience du monde, de leurs origines profondes dans le sol, à l'extraction, la transformation et l'exploitation mondiale.

Ses expositions personnelles précédentes incluent "Paradoxes of a Diamond", Musei Civici, Venise (Italie), "The Iron Ring", Atelier Nord, Oslo (Norvège) et "The Seed of Metals ", Cirkulationscentralen, Malmö (Suède).
Ses travaux ont également été présentés dans des expositions de groupes au Disseny Hub Barcelona Barcelone (Espagne), à la Kunsthall Grenland, Porsgrunn (Norvège); à Institute for the Unstable Media, Rotterdam (Pays-Bas) mais aussi au Museum of Contemporary Art, Roskilde (Danemark). Jonsson a reçu sa maitrise en Art à l'Académie Nationale des Arts de Bergen en 2012 et a terminé cette même année sa maitrise Nordic Sound Art master. En 2014 elle remporte le deuxième Prix VIDA 16.0 avec son projet "The Iron Ring".

Suivi de résidence, Triangle France, octobre 2015. © Photo Triangle France

Suivi de résidence, Triangle France, octobre 2015. © Photo Triangle France
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Rachel Levine
Vit et travaille à Glasgow, Écosse
www.rachellevine.co.uk

Le travail de Rachel Levine concerne la sculpture tant comme méthode de recherche que comme un moyen. Elle emploie des méthodes de production et de reproduction pour interroger les perceptions d'objets culturels et questionner les structures politiques, historiques et économiques contenue ou projetés sur ces objets. Dans ses œuvres et ses installations, elle essaye de mettre en doute la valeur d'usage des objets en enlevant ou renversant la fonction matérielle qui fournit leur utilité en ajoutant ou soustrayant leur valeur substantielle.

Rachel Levine a été diplômée en 2013 à l'École d'Art de Glasgow avec un BA en Sculpture. Elle a personnellement exposé "Material Anxiety" organisée par Debra Lenard; "Café Concrete", La Hayward Gallery, Londres et "Soft Chaos", Intermedia Gallery, The Center for Contemporary Arts Glasgow.
Ses expositions de groupes comprennent "Fold Up, Snap On", The Pipe Factory, Glasgow International Visual Art Festival, "Vernissage", The Royal Standard, Liverpool ou encore "Dear Green ZKU", Berlin.
Elle a également été en résidence au The Banff Centre, Canada ainsi qu'au Scottish Sculpture Workshop.


Vues d'atelier, Triangle France, octobre 2015. © Photo Triangle France

Vues d'atelier, Triangle France, octobre 2015. © Photo Triangle France

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LES RÉSIDENTS DE AVRIL À JUILLET 2015

Vittorio Brodmann
Vit et travaille à Zurich, CH

Son travail semble s’inspirer de la télé-réalité et de la culture de la célébrité. Cela est notamment visible dans ses peintures, au travers de ses caricatures et des scènes grotesques représentées.
Ses tableaux s’apparentent à de véritables spectacles, nous faisant voyager dans des espaces fantasmagoriques ornés de figures aux corps désarticulés. Ses peintures se métamorphosent en vue de nous transporter vers des mondes imaginaires, pourtant influencer par l’ère d’aujourd’hui.
Vittorio Brodmann pratique également la performance, et prend à cœur son rôle de comique, exprimant une position plus compliquée de la comédie.
Sa démarche se base sur des expériences vécues, des situations rencontrées, qu’il vient par la suite transposer dans ses travaux.

La formation artistique de Vittorio Brodmann est assez traditionnelle. Il a fréquenté la Haute École d’Art de Zurich puis l’École d’Art et de Design de Genève où il obtient son BFA en 2011. Cette même année, il reçoit le prix ZKB Art. Son travail a notamment été montré à la galerie Leslie Fritz à New York, mais aussi au centre d’art New Jerseyy à Bâle. Il a également été présentés dans de nombreuses expositions collectives telle que l’exposition D.R.E.S.S.I.N.G. sous le commissariat de Paul Pieroni, présenté au Space à Londres.

Vues d'atelier, Triangle France, mai 2015. © Photo Triangle France
Subtle Patterns, 2013, huile sur toile, 50 x 46 cm © Courtesy de l'artiste et Galerie Gregor Staiger

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Thomas Merret
Vit et travaille à Paris, FR

La question de la représentation du monde et de sa reproduction sont fondatrices pour Thomas Merret ; il construit sa pensée avec Walter Benjamin, Robert Filliou, Jean-Luc Moulène ou encore Jason Dodge. La photographie est la source première de son travail. Ses oeuvres problématisent précisément les questions photographiques et toute sa recherche prend forme, progressivement, autour de cela. Pour autant les supports sont multiples ; mais la question de l’impression, de la couleur et de la perception est obsédante. Ses pièces font partie d’un long cours engagé depuis plusieurs années. Elles sont solidement ancrées dans l’histoire de l’art et des techniques ; mais Thomas travaille par l’image. La forme de l’oeuvre est simple, et la nécessité de l’alibi – inventer un système d’action, permet donner la distance, et la puissance à ce qu’il y a après, par delà l’oeuvre – qu’elle soit image ou dispositif. Le moteur du travail semble se trouver dans cette recherche insistante ; ce qui existe présentement « par l’oeuvre » puis « après l’oeuvre ». Sa série des photographies des mers, tentative d’archives des frontières maritimes, est un témoin frappant. Travail en cours – « projet de toute une vie », elle manifeste le rapport intense du geste à l’oeuvre : montrer une frontière, imperceptible, et voir peu : l’horizon, inchangé. L’immense tâche entreprise par l’artiste donne une valeur saisissante à chacune des photographies.
Aussi, lorsqu’il photographie les reproductions d’oeuvres d’art de la collection du frère Clavel (2013), le caractère anthologique de la pièce nous ramène également très fortement à la question de l’unicité de l’oeuvre ; pourtant l’artiste revient surtout avec force sur le principe de réalité. La correspondance des représentations ne permet pas d’en savoir plus : les nuances des couleurs et des teintes, établies par la copie et l’impression, rassurent seulement la vulnérabilité de la réalité.
Ainsi cette dimension réflexive et temporelle du travail de Thomas Merret semble avoir pour vocation de replacer toujours le spectateur au centre de l’oeuvre. Il faudrait aussi dire que l’ensemble de ses développements théoriques sont alimentés par ses déplacements physiques dans le monde, et que ce n’est pas un détail dans ce travail.

Thomas Merret est un artiste basé à Paris et diplômé de l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole et de l’e|m|a fructidor de Chalon sur Saône. Son travail fut visible au dernier Salon de la Jeune création ainsi que dans plusieurs expositions collectives notamment avec le collectif IrmavepClub. Il a également participé récemment au programme de résidence des Ateliers des Arques sous le commissariat d’Olivier Michelon. Actuellement en résidence à Triangle France, il y prépare de nouvelles images de frontières, surement une édition ainsi qu’un nouveau travail sur la perception via la peinture.

Vues d'atelier, Triangle France, mai 2015. © Photo Triangle France
Vue de l'exposition "Jeune Création 2014", Le CentQuatre / Paris

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Gala Porras-Kim
Vit et travaille à Los Angeles, US

Gala Porras-Kim est une artiste pluridisciplinaire dont les travaux questionnent comment la connaissance est acquise et testent le potentiel de l'objet d'art de fonctionner comme outil épistémologique en dehors de son contexte artistique et historique traditionnel. Ses récents travaux examinent le signifiant ultime et littéral de la culture: la langue et en particulier sa sonorité. 
Ses intérêts incluent des artefacts contenant des systèmes d'écriture non déchiffrés, créant une ethnographie basée sur l'objet, réfléchissant aux droits des autochtones et sur la production de sens. Plus précisément, elle a travaillé sur le projet d'un script Isthmian indéchiffrée, une forme inaccessible écrite visible sur des objets trouvés le long de la rivière Papaloapan au Mexique, et son lien avec le développement actuel d'un dictionnaire standardisé des langues zapotèques à Oaxaca. Ce projet met en lumière les réussites et les échecs des tentatives de déchiffrage d'une langue au travers d'objets muets contenant un sens inaccessible, et comment le développement du dictionnaire écrit peut fournir un lien vers le passé.

Le travail de Porras-Kim a été montré dans des expositions au Commonwealth and Council, Thomas Solomon, Los Angeles Contemporary Exhibitions, Los Angeles, CA; The Bindery Projects, Minneapolis; 18th Street Art Center, Santa Monica, CA; Ex-Teresa Arte Actual, le Mexique D.F; La Central, Bogota, Colombie; FoxRiver, Singapour; et Dobaebacsa HQ, Séoul, Corée. Elle a obtenu une licence et une maîtrise de l'UCLA, MFA de CalArts et a intégrée l'École Skowhegan de Peinture et de Sculpture. Elle est une bénéficiaire du California Community Foundation 2013 et Creative Capital 2015.

Vues d'atelier, Triangle France, mai 2015. © Photo Triangle France
Towards Huautla, OX, 2012, bois, pierre, tissu, miroir, Google Maps video (15m,25s) 17"x 26"x 3"

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LES RÉSIDENTS JANVIER À AVRIL 2015

Triangle présente les drames 3D grillagés de Benjamin Blaquart, Kevin Gallagher et Camilla Wills.
Exposition des résidents.


DOSSIER DE PRÉSENTATION DE LEUR TRAVAIL À TÉLÉCHARGER ICI

Benjamin Blaquart
Vit et travaille à Paris et Bruxelles

www.blaquartbenjamin.com

Utilisant les matériaux synthétiques de l’artifice et les technologies des nouveaux médias pour les réinvestir sensiblement, Benjamin Blaquart crée des installations et des objets transgenres: sculpture, site internet, vidéo, musique. Ces créations se déterminent comme des espaces-temps qui reprennent et détournent psychologiquement les mondes du numérique et les mondes artificiels des parcs d’attractions.
Il s’intéresse aux effets spéciaux et aux espaces scénarisés comme les centres commerciaux, les jeux vidéo et les églises, pour leur capacité à produire du réel et des nouvelles perceptions du corps et du psychisme. Intégrant leurs stratégies, il plonge le spectateur dans des œuvres immersives parfois inconfortables, parfois contemplatives. A travers du symbolique et de l’imaginaire, il relie des univers (le grotesque et la science-fiction, la psychanalyse et le film d’horreur...) qui n’étaient pas destinés à se croiser et les fait muter dans un baroque électronique.
Provoquant des allers-retours entre analogique-numérique, intérieur-extérieur, Benjamin Blaquart rompt la superficialité des esthétiques du divertissement pour les charger affectivement et révéler des éléments refoulés.

Diplômé de la Villa Arson et du programme de recherche La Seine (ENSBA), Benjamin Blaquart a réalisé en 2014 une exposition personnelle au centre d'art de Bruxelles et a participé à diverses grandes expositions internationales au Quai Branly (FR), Athen contemporary art center (USA), à la Kunsthalle de Bonn (DE).
Il prépare, parallèlement avec l'architecte Pierre De Brun, un projet mélant architecture prospective, design, identité visuelle et langage commercial qui sera exposé à Bruxelles courant 2015.

Vues d'atelier, Triangle France, février 2015. © Photo Triangle France

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Kevin Gallagher
Né en 1986 à Chicago, US. Travaille à Rotterdam, NL

http://www.kevingallagher.info/

La sculpture est une armature : qui peut être montée, modulée, apposée, décomposée en pièces, recombinée dans de nouvelles configurations. C'est la structure, comme un squelette, qui donne de la présence à des effets. Ce processus est transitoire, sensible, temporel. Pour permettre à une sculpture une longue vie il doit toujours y avoir un élément latent de ce clin d'œil à travers le temps. Pas le temps historique ou le temps intemporel, mais un temps purulent, un temps d'écoulement, pulsant , éclaboussant, odorant. Les moments les plus excitants pour moi dans la construction des œuvres est de leur permettre cette variable, quelque chose qui peut et doit changer. Ceci est proche de la vie, et peut-être même de l'intelligence.

J'ai récemment visité un laboratoire de robot bio-mimétique à Delft. Je crois que la façon dont ils pensent le bio-mimétisme en construisant des robots peut me fournir un guide utile pour décrire mon propre travail sculptural. Ils décomposent la pratique de biomimétisme en trois catégories différentes : les systèmes (par exemple l'écosystème), les formes (par exemple les espèces.) et les processus (par exemple la photosynthèse.). Je trouve que ces catégories sont un guide très utile pour considérer ma propre pratique et production artistique, en particulier quand il s'agit de la sculpture.

Kevin Gallagher (1986, Chicago) est un artiste basé à Rotterdam. Gallagher a terminé une licence à la School of the Art Institute de Chicago (2009) et un master à l'Institut Piet Zwart à Rotterdam (2013). Ses expositions à venir incluent une exposition personnelle à la Galerie Lodos, Mexico et Prospects and Concepts à Art Rotterdam. Parmi ses récentes expositions A Thousand Varied Uses, Nogueras Blanchard, Madrid (2014); n Evening in Three Acts, Galerie Fons Welters, Amsterdam (2014); Nothing Could Be Slow Enough, Nothing Last Too Long, TENT, Rotterdam (2013);  Three Artists Walk Into a Bar, De Appel, Amsterdam (2012). En 2013 il a reçu le Werkbijdrage Jong Talent par la fondation Mondriaan.


Vues d'atelier, Triangle France, février 2015. © Photo Triangle France

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Camilla Wills
Née en 1985, vit et travaille au Royaume Uni.

Camilla Wills écrit et travaille avec les technologies de la vidéo et de l’impression. Cette année, elle fait partie de l’équipe du Commissariat à Treize (Paris) avec Laetitia Paviani et Carl Phelipot. Leur programme est « Baby Doc presents » qui traite des crypto-monnaies, transpirant de la distribution, la vie de famille, la croissance, le stress, et ce qui passe à travers la peau.

Considérant le port comme une limite mais également un passage, où l'état du transit et de la migration se soumet à une forme ou à une bande neurologique. Quand nous voyageons, il y a toujours la possibilité d'un glissement dans l'identité. Le port est un lieu où une communauté imaginée, celle de la nation, est secondée par toutes les rencontres fortuites du commerce. Peut-être le port et la mer Méditerranée peuvent être considérées comme non-lieux protéi formes pour des expériences d'identité. Je serais activement à la recherche de détails et de tensions où des termes économiques désincarnés - inflation et déficits commerciaux, ou des concepts marxistes de l'aliénation et de l'abstraction - ont un effet visible spécifique sur les corps et les sites.

Récemment, son travail a été montré lors des expositions « My Vocabulary Did This To Me», à South London Gallery, Londres, « Voice ~ Creature of Transition », commandé par If I Can not Dance... et la Rietveld Academie, Amsterdam, et « Bard Girls Can Fly », White Flag Projets, Saint-Louis (2014). Au printemps 2015 elle publiera « Love Your Parasites » en association avec Paraguay Press. Librement un livre sur le motif, le survivalisme, la circulation non réglementée et les opérations de distribution. Elle a édité le livre d’essais de Moyra Davey «I’m Your Fan » (co-édité avec Camden Arts Centre, 2014); et de 2012 à 2014, elle a travaillé pour Book Works à Londres.


Vues d'atelier, Triangle France, février 2015. © Photo Triangle France

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LES RÉSIDENTS SEPTEMBRE À DÉCEMBRE 2014


DOSSIER DE PRÉSENTATION DE LEUR TRAVAIL À TÉLÉCHARGER ICI

EVA BARTO
Née en 1987 à Nantes, Vit et travaille à Paris
evabarto.free.fr

Eva Barto déstabilise les enjeux qu’implique la propriété, une vaste notion d’appartenance qu’elle déjoue au travers du statut de l’auteur et qu’elle assigne aux formes dont elle se saisit. Elle constitue des environnements ambigus, des contextes de négociations apparemment dénués de particularités dans lesquels il est difficile de saisir ce qu’il faut considérer ou laisser pour compte. Les objets qu’elle conçoit sont des emprunts au réel qu’elle copie ou modifie pour leur donner une valeur d’imposture. Le paradoxe qu’elle met en place convoque une fiction dans lesquels les avatars, les falsificateurs et les coupables de plagiat sont les acteurs même de sa réalité.
Diplômée des Beaux-Arts de Paris, Eva Barto a récemment suivi le programme de Post Diplôme des Beaux Arts de Lyon dirigé par François Piron. Son travail a fait l’objet de deux expositions personnelles à l’institut français d’Amérique Latine (Mexico) et à La BF15 (Lyon). Actuellement en résidence à Triangle à Marseille elle participe en parallèle à une exposition en duo à la galerie Annex14, (Zurich) et prépare une nouveau projet qui sera présenté à la l’espace Primo Piano (Paris) en mars 2015.

Vue d'atelier Triangle France, novembre 2014 © Photo Chloé Curci
Trafic, 2014, clef affinée pour trousseau. Puces de Saint Ouen, Stand 124, La Gad, Galerie Arnaud Deschin. Crédit image: Romain Darnaud

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PIERRE FISHER / JUSTIN MEEKEL

Né en 1983 à Paris, Né en 1986, vit et travaille à Paris.

Issus de la Villa Arson et de l’ENSAPC, Pierre Fisher & Justin Meekel décident en 2008 de former un duo qui a donne lieu à plusieurs projets d’éditions, de performances et d’expositions. C’est par le biais de la revue verdure - un projet d’édition qui invitait des artistes à travailler avec des images internet qu’ils ont commencé à travailler ensemble.
En 2009, ils procèdent à une réactualisation du Guide de la France mystérieuse de René Alleau de 1966 : le verdure tour 2009 - De La France Mystérieuse, un projet d’édition itinérant qui traversait toute la France. Ils collectent alors, en enquêteurs de tout et rien, des faits prosaïques et de nouveaux mystères. Leur performance, tient d’abord de la rencontre ainsi que de la fabrication en continu d’une édition (les huit livrets édités du 8 juillet au 13 août) qui leur permettra, par le jeu du don/ contre-don, de favoriser l’échange avec les personnes rencontrées. Loin de la rigueur scientifique dont pouvait se réclamer leur prédécesseur René Alleau, ils s’éloignent aussi du systématisme de certains des « artistes-ethnologues » (tels que Jeremy Deller & Alan Kane) qui ont pu les inspirer. Ils n’en conduisent pas moins leur incursion en ruralité avec le plus grand sérieux selon une heuristique de la dérive dont le précepte clé pourrait être : « l’occasion fait le larron ».
Ce projet a été présenté à l’occasion d’INSIDERS au CAPC de Bordeaux en 2010.

Vue d'atelier Triangle France, novembre 2014 © Photo Chloé CurciTournage du film Pacacosmos, Novembre 2014

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ALLISON GIBBS

Née en 1978 en Australie, vit et travaille à Glasgow
http://www.allisongibbs.com/

+ d'information sur le projet d'Allison Gibbs en résidence : Our Extra Sensory Selves

Allison Gibbs (née en Australie, vit et travaille à Glasgow) est diplômée du Masters of Fine Art de la Glasgow School of Art en 2013 après une année d'échange Erasmus à Piet Zwart Institute Rotterdam, NL. Le travail d'Allison Gibbs se déploie à travers des média aussi variés que le film 16mm, la vidéo, l'écriture et les activités extra-sensorielles. Elle développe une méthodologie liée à la traduction d'éléments en actions, de noms en verbes, et à la façon d'un médium, elle tente de centraliser des trajectoires d'informations diverses afin de les représenter dans sa pratique artistique. Le potentiel radical des activités extra-sensorielles, de la subjectivité transversale, des systèmes de production et de réceptions ésotériques fondent la base de ses recherches actuelles.

Ses expositions récentes incluent "Let the Body Be Electric, Let There Be Whistleblowers" avec Joachim Koester et Ken Jacobs à Dan Gunn Gallery, Berlin; "Kelly" avec Jennifer Bailey, Tessa Lynch et Thorgerdur Olafsdottir pour Glasgow International 2014; l'exposition personnelle SPIRIT SHADOW SPECTRE BONES and PHANTOM à Intermedia, CCA Glasgow et Fall Scenes, 134 Renfrew St. En 2014 elle a été finaliste de Lux/Glasgow International Film Festival Margaret Tait Award et publiera une adaptation du script de son film "Spirits of Ecstasy (Murnau’s Death Mask)" pour la prochaine édition de "The Happy Hypocrite- Heat Island" (issue 7 spring 2014 édité par Isla Leaver-Yap).

Détail d'une session d'O.E.S.S
Vue d'atelier Triangle France, novembre 2014 © Photo Chloé Curci

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LES RÉSIDENTS MAI À JUILLET 2014


DOSSIER DE PRÉSENTATION DE LEUR TRAVAIL À TÉLÉCHARGER ICI

IOSU ARAMBURU
Né en 1986, Lima, Pérou
http://iosuaramburu.com/

Ma pratique est centrée sur un échange de regards entre la modernité et ses conflits internes. Je travaille avec des images et des textes d'archives essentiellement sur ??l'essor de l'architecture moderne des années 1940 et 1950 en Amérique latine et en particulier au Pérou. J'essaie de faire rentrer ces images collision les uns avec les autres; produisant une série de nouvelles relations qui cherchent à révéler les aspects cachés des discours officiels que porte chaque image.

Iosu a étudié la peinture à l'école des arts de la Pontificia Universidad Católica au Pérou. Il a montré son travail dans plusieurs expositions et foires internationales d'art. Parmi d'autres prix, il a remporté le concours de peinture Arcos Dorados d'Amérique latine au cours de la ArteBA Fair en 2012 à Buenos Aires. Il a été impliqué dans plusieurs projets de commissariat, surtout avec des artistes de sa génération. Il enseigne à l'école des arts visuels Corriente Alterna. Il vit et travaille à Lima. Il est représenté par 80M2 Livia Galerie Benavides, Lima.

Vue d'atelier Triangle France juin 2014 © Photo Chloé Curci


"Abstract sculpture" 2014 Polyurethane foam 1150 x 270 x 150 cm. Photo: Sebastián Abugattas
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MARIE MICHELLE DESCHAMPS
Née en 1980, Montréal. Vit et travaille à Glasgow, Royaume-Uni et Montréal.
http://www.mmdeschamps.net/

Le travail de Marie-Michelle Deschamps explore les problématiques du processus de signification, et joue des frontières fragiles qui organisent le monde. De la lettre au mot, du mot à l’image, du livre à l’objet, ses installations réinventent, dissèquent et déconstruisent le langage pour mieux interroger la relation entre les mots et les choses, et ce, en donnant à voir entre les lignes du texte le langage comme expérience. Ses installations sont des mises en scène étranges, des œuvres immersives et ambigües dans lesquelles objets trouvés, sculptures et images dialoguent. Elles sont toujours accompagnées de textes proposant des instructions et des formules (sous la forme de métaphores) qui influencent et brouillent à la fois la lecture et la perception de l’espace.

Née à Montréal en 1980, Marie-Michelle Deschamps, vit et travaille à Montréal et à Glasgow au Royaume-Uni où elle a obtenu une maîtrise en arts visuels à la Glasgow School of Art en 2012. Son travail a été récemment présenté à la Sunday Art Fair, Londres, Royaume-Uni avec la Galerie Gregor Staiger, Zurich (2013). Ses expositions récentes comprennent: Valise, BQ, Berlin (2013), Allemagne; Routine Investigations, un duo avec Justin Stephens au CCA, Glasgow (2013); Standard, David Dale Gallery, Glasgow (2013); Master Readings , Espace Saint-Valentin, Lausanne, Suisse (2013); Don’t leave me this way, Kunstlerhaus Bethanien, Berlin (2012); Grandeur Nature, articule, Montréal, (2011). En 2014, Deschamps présentera son travail lors de trois expositions individuelles ; à la Collective Gallery, Édimbourg et à la Galerie Gregor Staiger, Zurich et à Battat Contemporary, Montréal. En novembre 2013, elle fut l’artiste en résidence à Studio Voltaire, Londres.

Vue d'atelier Triangle France juin 2014 © Photo Chloé Curci

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LAUREN TORTIL
Née en 1986, vit et travaille à Lyon.
http://www.laurentortil.com/

Je vagabonde. D'un là-bas connu vers un autre indistinct. Il y a toujours un point de départ, le premier souffle et une zone traversée : expériences physique et mentale à partager. Ce n'est pas tant le point d'arrivée qui m'importe que les changements d'état à percevoir : si j'anticipais un dessein par une trajectoire déterminée, je souhaiterais des basculements imprévisibles. Se prêter au jeu de fixer un but en se maintenant dans l'attente de l'inattendu.
Cet inattendu, je le retrouve aujourd'hui dans l'instabilité même du phénomène sonore. Matière de prédilection, le son et ses manifestations ne se contrôlent pas, ou en tout cas, je les désire incontrôlables. Le seul pouvoir que je m'accorde est de définir des dispositifs, installations ou situations d'écoute pour créer des être ensemble : une relation dynamique entre un espace, le son qui s'y propage et le corps des sujets percevants en tant qu'auditeurs-acteurs de leur propre écoute. Quelles formes d'agencement proposer alors pour permettre l'expérience auditive et collective ? Comment rendre cette expérience personnelle intensément publique, partagée, et l'expérience publique distinctement personnelle ? Quelles situations de spatialité soumettre pour que le son, l'espace et l'auditeur entretiennent une relation active ?
Mon mode opératoire se nourrit de lectures glanées en chemin. De l'architecture à l'acoustique, de la musicologie à la philosophie politique, je prends, j'assemble, construis, je rêve, je teste en espérant y voir surgir du sens : je choisis l'espace (ou le crée) pour ses qualités symboliques, matérielles et acoustiques, puis j'opte pour la source sonore en tant que présence initiale, l'action que je lui inflige (permutation, transposition, délocalisation…) et les canaux de captation et transmission. Une fois l'agencement écrit, les scénarii restent ouverts et par la magie du phénomène, le son reconstruit l'espace, l'espace contient les corps, le corps influe le son et je me raconte des histoires : le son s'incarne et l'auteur disparaît. Alors le son vagabonde. D'un là-bas connu vers un autre indistinct. Il y a toujours un point de départ… [feedback]

Après l'obtention de son DNEP en 2010 à la Hear à Strasbourg où elle s'est enrichie d'un va-et-vient entre deux disciplines : l'art sonore au sein de l'atelier Phonon dirigé par Philippe Lepeut et l'étude du design au près de Pierre Doze, elle quitte la France pour intégrer la Bezalel Academy of Arts and Design en Israël/Palestine, où elle oriente ses recherches sur la nature politique de l’art et du design. De retour en France en 2011, elle intègre l'Ensba de Lyon dont elle sort en 2013, diplômée de l'option design d'espace avec les félicitations du jury. Elle a participé à plusieurs expositions collectives, notamment «Imaginez Maintenant» au Centre Pompidou à Metz, «Vortex tour» à la Chaufferie (Strasbourg), «Barbur performing» et «Lost in the bubble» en Israël/Palestine, et plus récemment à la Sunset résidence pour «Existe-t'île?» avec le collectif Manuel.

Vue d'atelier Triangle France juin 2014 © Photo Chloé Curci


- Tu l'entends? - Qui? - Cassandre. (2014)

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LES RÉSIDENTS JANVIER À AVRIL 2014

.feat
Exposition des résidents
Isaac Contreras, Éléonore False et Thomas Koenig


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ISAAC CONTRERAS
Né en 1984, vit et travaille au Mexique

Je vois mon travail comme un système évolutif de formes dans lesquelles l'instabilité, la précarité et le vide existent non seulement comme des conditions données, mais comme des déclencheurs pour le travail à produire. Cela implique d'apprendre à négocier avec le vide, ce qui rend le néant, à la recherche de la matière dans des lieux vides et en utilisant des matériaux disponibles et des situations instables comme des mécanismes pour ouvrir l'espace pour l'incertain, le négligé et le fragile.
Je suis intéressé par la tension entre le virtuel et l'état matériel de l'existence, et à travailler dans l'intervalle entre l'image prise et la sculpture, l'imaginaire et le réel, le contenu conceptuel et l'émotion et, finalement, entre l'esprit et la matière. Je commence souvent par une question qui se déroule dans le processus spéculatif d'enquête et du matériel de la pensée. Pour moi, attacher une attention particulière aux matériaux est une façon d'observer le monde et de chercher à comprendre mon temps dans une dimension physique.
Je suis également intéressé par des systèmes ouverts qui se forment dans l' œuvre et lui permettent d'exister en déplacement lors de l'exposition. Cette façon de procéder, en utilisant des matériaux mis au rebut et de répondre à un système qui ne dépend pas de moi - me permet de développer une pratique dans laquelle la négociation joue un rôle central, une constante recherche de confrontation avec les matériaux et les conditions actuelles.
Étant donné la nature ouverte de ma pratique, le travail peut prendre plusieurs formes, mais navigue le plus souvent entre la photographie, la sculpture et l'installation.

Isaac Contreras est un ancien membre du Young Creator National Fellowship FONCA 2010 – 2011, du Baja California State Program for the Arts PECDA 2010 - 2011 et d'une partie de l'Independent Study Program SOMA à Mexico entre 2012 et 2013. Récemment, son travail a été présenté dans Notes for a desert (Culiacan, 2011), III Poly/Graphic Triennial of San Juan, Puerto Rico (San Juan, 2012), Sarai Reader 09: The exhibition (New Delhi, 2013), Proyectos Ultravioleta presenta, Costa Rica (San José, 2013).


Isaac Contreras, vue d'atelier, février 2014 © Photos Chloé Curci

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ÉLÉONORE FALSE
Née en 1987 vit et travaille à Paris.


http://www.eleonorefalse.com/
http://www.franceculture.fr/emission-la-vignette-eleonore-false-2013-09-11

Je cherche à concevoir l’espace public comme une extériorisation de ce qui m’est intime.
J’essaie de faire fusionner des pratiques sociales (rituelles et culturelles) que j'associe aux images archivées que je sélectionne (qu'elles soient magiques, symboliques ou symptomatiques) avec mes propres rites, liés à ma mémoire, à mon plaisir, à mon époque et à son rapport social spécifique aux images.
J'extrais, je découpe, j'incise, je sépare, j'agrandis, je réduis, je plis, je mets à mal les images que je prends en les mutilant et en les démembrant. Je les sors soudainement de leur contexte pour les faire dialoguer avec ma pratique. C'est par ces moyens d'appropriation que je redonne une forme de vie aux images.
Ces archives, je les choisis dans différentes époques. Cela peut être une communauté d'indiens dont les motifs corporels sont appliqués en all-over sur leur corps. Ils me permettent de croire en la magie et éclairent d’une lumière spirituelle ma pratique du motif décoratif. Cela peut être le fragment d'une image de publicité dont le geste gracieux et délicat-semblable au mouvement d’une danseuse- m'apparait tel un souvenir fugace et maternel. Cela peut encore être des archives de kouros, idéaux de beauté d'antiquités grecs, dont les visages se transforment, tels de la chair fraiche, en matériaux pour ma pratique.
Je re-contextualise et re-spatialise un autre corps sensible par des gestes chirurgicaux sur le papier. Le rapport du corps à l'espace d'exposition est essentiel et il est révélé par cette remise en mouvement de ces documents d’archives.
Une fois passées au noir et blanc, ces images perdent symboliquement une partie de leur spécificités historiques, leurs différences s’estompent et elles s’unifient. Les pièces qui sont conçues dans l’espace de l’atelier viennent ensuite se placer dans l’espace d’exposition et y cherchent leur place. Pour s’installer elles empruntent au registre spatial du décoratif (motifs chromatiques sur les murs, choix de disposition des pièces) et du grotesque (qui par l'humour les humanise) et leur permettent d’être perceptibles, tout en restant autonomes.
Ces pièces, je les ai faites dans l’intimité des fictions que je me fais. Mon travail est peuplé de fantasmagories, qui, une fois énoncées, perdent de leur magie. Je tente d'objectiver dans l’espace d’exposition ma manière d'être au monde, de le comprendre et d'en être affecté, non seulement par la multitude des images de notre époque mais aussi par les rites qu'elles suscitent en moi.

Eléonore False est diplômée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (atelier P2F). En 2012, elle a passé plusieurs mois à la Fundaçao Alvarez Armando Penteado à Sao Paulo, Brésil. Elle a participé à plusieurs expositions, notamment en France et au Brésil, dont Groom à l’Hôtel du Lutétia et Tanto Faz ? à l’espace Fidalga, Sao Paulo. Récemment l’exposition collective « Deux temps, trois mouvements » (commissariat : collectif About Blank) a bénéficié d’une publication aux éditions des Beaux Arts de Paris.


Éléonore False, vue d'atelier, février 2014 © Photos Chloé Curci

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THOMAS KOENIG
Né en 1983, vit et travaille à Vevey, Suisse

http://thomaskoenig.tumblr.com/

Depuis deux ans je concentre mes recherches plastiques sur le dessin. Abordant ce médium par le biais de problématiques telles que « Qu’est-ce qu’un dessin ? », « Comment est-il produit, sur quel type de support et par quelle technique ? » ou encore « S’agit-il d’un original ou non ? » j’ai pu ouvrir ma démarche à la sculpture, à l’installation, même parfois à la performance, proposant ainsi des réponses à une question plus large : « Comment le dessin est-il exposé ? ».
Considérant le dessin comme l’enregistrement d’un processus, l’abstraction s’est imposée comme la forme la plus valable à une discussion sur l’essence d’une activité artistique, découlant fatalement sur la question « Comment fait-on de l’art ? ».
De ce point se développe un corpus artistique foisonnant, pluriforme et généreux, déployant de multiples liens et résonances entre une production personnelle et une multitude de références extérieures. L’attention est portée sur tout ce qui m’entoure ou croise ma route. Le flux d’images déversé par internet, l’histoire de l’art reléguée par les livres et les textes, les objets, les vitrines, les histoires racontées autour d’une table à tous moments de la journée… sont autant de matériel à recycler au profit de mon travail.
L’anthropophagie est la seule règle du jeu, aucune différence n’est à faire entre l’art et la vie et par ailleurs la vie sans art s’arrêterait tout simplement.


Thomas Koenig est diplômé de la HEAD, Genève en 2012 et titulaire d'un Bachelor de l'ECAL, Lausanne en 2008, son travail a récemment été présenté lors de L’Atelier Des Testeurs en Collaboration avec Vianney Fivel au Chalet Society, Paris, en collaboration avec Vianney Fivel sur le projet Jenisch Feu au Musée Jenisch à Vevey, lors de son exposition personnelle Natural Fair, Les Docks à Lausanne, dans l'exposition collective We Suisse à Besançon et tout dernièrement lors de l'exposition collective La Vallée de la Jeunesse à la Ferme Asile de Sion. Thomas est aussi Membre fondateur du Collectif RATS basé à Vevey. Curateur en 2013 pour le Collectif RATS de la résidence de Laetitia Bech et Jéremy Piningre et de l’exposition de Robin Michel et Philippe Daerendiger au Centre D’Art Estival de Vevey.


Thomas Koenig, vue d'atelier, février 2014 © Photos Chloé Curci

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LES RÉSIDENTS SEPTEMBRE/DÉCEMBRE 2013


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MATHIS COLLINS (FR)
Né en 1986, vit et travaille en Méditerranée.
http://www.mathiscollins.com/

L'art de Mathis Collins est un théâtre saisonnier en tournée dans les traditions artistiques rurales et urbaines de méditerranée. Il a comme comme acteurs l'influence de ces arts sur le quotidien des Hommes et comme décor le silence et les pleurs qui accompagnent les tragédies du quotidien.
L'été dans les forets de Chênes-liège où est célébré la mue des arbres et l'hiver dans les bars des villes où les ablutions se font aux robinets des tonneaux ; Mathis Collins est une estrade publique anthropomorphe, ivre et silencieuse, sur laquelle chacun peut représenter sa tragi-comédie, dessiner ses caricatures et écrire ses pamphlets.
Interrogeant l'influence de l'art sur l'agriculture, l'artisanat, la religion et le tourisme ; Forets, bars, bibliothèques et fontaines publiques sont les lieux privilégiés de l'artistes pour dévoiler des pratiques artistiques inconnues tout en récoltant des écorces, en s'enivrant et en lavant son linge sale.

Récemment son travail a été exposé à la Chalet Society dans L'atelier des testeurs (2013), au centre d'art Edouard Manet de Gennevilliers dans Les référents (2013), au centre d'art 1M3 à Lausanne dans l'exposition personnelle BARK (2012) et au Palais de Tokyo en collaboration avec Cyril Verde dans DYNASTY (2010).


La fête de la récolte du liège de Maureillas (66) célébrée par des jeunes du village, 2013. Photographie lambda Dimensions variables Courtesy de l'artiste.


Vue d'atelier Triangle France, novembre 2013 © Photo Chloé Curci

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ALEXANDER MILLAR (GB)
Né en 1990, vit et travaille à Glasgow. (Lauréat de notre partenariat avec Glasgow Sculpture Studios)
http://www.alexmillarartist.com/

Mon travail est une pratique basée sur l'installation qui utilise une variété d'éléments différents, comme la vidéo, la photographie et la sculpture. Je m'intéresse à l'expression quotidienne de la monumentalité et de la beauté, et en extirpant les objets de leur contexte habituel, je cherche à exposer quelques-unes des angoisses et des désirs qu'ils sous entendent. C'est avec un sens de l'humour et du pathos que le travail est le plus interrogatoire, tandis que les idées autour du théâtre de l'absurde et des tableaux vivants sont des préoccupations constantes.
Régulièrement mon objectif est de ré- animer une image par des moyens sculpturaux, en contestant ses capacités représentatives. Ce qui résulte souvent a une sorte d'arrangement musical fait d'un ensemble de formes naturelles et désignées.

Alex Millar est un artiste écossais qui vit et travaille à Glasgow. Il est diplômé de la Glasgow School of Art en 2012 et dispose actuellement d'un studio à l'extrémité ouest de la ville. Parmi ses récentes expositions The Travelling Gallery - Turquoise Heid et RSA New Contemporaries 2013.


Alexander Millar, Wave 2013, Installation view - metal, wood, leather, lights, aubergines, mirror, looped video, print (2)


Vue d'atelier Triangle France, novembre 2013 © Photo Chloé Curci

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CATARINA OLIVEIRA (PT)
Née en 1984, vit et travaille à Lisbonne
Mon travail expérimente la narration et les histoires racontées à travers des films, des spectacles et des textes. Je suis fascinée par la façon dont les histoires et les images ont le pouvoir de nous exposer à une poésie tout en nous confrontant simultanément à des moments de vie, des représentations d'une réalité sociale ou individuelle. Mes œuvres rassemblent différentes impressions, des souvenirs, des allégories et des pensées, dans des montages de défaillances, répétitions et variations de motifs donnent lieu à des récits cycliques à plusieurs voix.

Je m'intéresse particulièrement à la façon dont la société occidentale contemporaine se comprend et se réfère au temps et à la mémoire. J'ai étudié à travers mon travail comment certaines autorités et entités s'efforcent de perpétuer certains mythes et comment les récits historiques et culturels sont générés. Différentes autorités ont trouvé dans les formes progressives et dialectique de la narration une manière de faire valoir leurs desseins et d'assurer leur hégémonie. Afin d'assurer que ces formes deviennent des conducteurs de leur autorité, il est nécessaire que les catégories et les entités qu'elles englobent soient perçues comme étant des vérités unifiées et stables. Ma pratique est peuplée de personnages, de lieux, d'objets et de souvenirs qui ne sont pas stables ni d'entités pleinement cristallisées, mais plutôt fragmentés ou en mouvement Les récits dans mes œuvres se comportent rarement de façon linéaire. Ainsi ils peuvent attirer l'attention sur les modèles d'organisation et de composition que les histoires et l'Histoire, dont nous avons hérité, pourraient englober.

Catarina de Oliveira a obtenu une maîtrise en arts plastiques du Piet Zwart Institute (Rotterdam, NL) en 2012; récemment son travail a été montré à Parkour (Lisbonne, PT), Serralves Museum (Porto, PT), The Watermill Center (NY, US), Bonheur Theater (Rotterdam, NL), and at HEAD (Genève, CH), elle a reçu en 2013 une bourse soutien de la Fondation Calouste Gulbenkian pour la durée de sa résidence.


Le Couple Silencieux (2014) HD, couleur, son. Co production Fondation Calouste Gulbenkian


Vue d'atelier Triangle France, novembre 2013 © Photo Chloé Curci

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MAI/JUILLET 2013

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RACHAL BRADLEY (GB)
Née en 1979, vit et travaille à Glasgow

Rachal Bradley est née à Blackpool (GB). Elle travaille essentiellement avec la photographie, la vidéo et l’écriture. Sa manière de produire des images et du texte comporte une dimension analytique. Récemment, son travail a été montré au sein des expositions « Interiority Complex », Cubitt, Londres (GB), 2012 ; « Strohwitwe », 24 rue St Vincent’s Crescent, Glasgow (GB), 2012 ; « This is dawn », Galerie Gregor Staiger, Zurich (CH), 2012 ; « LABOUR », Kunsthall, Oslo (NO), 2012.
Rachal Bradley a étudié les beaux-arts au Goldsmith College à Londres, au California Institute of the Arts à Los Angeles, à la Glasgow School of Art, ainsi que le droit à l’université de Bristol. Elle a co-fondé et dirige OHIO avec Matthew Richardson, une galerie alternative basée à Glasgow.


Rachal Bradley, Out of Season 6, 2012, impression chromogénique digitale sur dibond, 150 x 106.9 cm

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CYRIL VERDE (FR)
Né en 1986, vit et travaille à Issy les Moulineaux

Le travail de Cyril Verde est construit autour de méthodes et de routines organisant son temps, son énergie. Les formes qu’il produit découlent de choix précis aussi bien à échelle macrocuratoriale (emploi du temps, liens avec d’éventuels collaborateurs...) que dans la microgestion de ses activités (protocoles, choix des outils de travail...). Il s’interesse particulièrement à la scénarisation du travail à travers des formes éditoriales telles que le brevet, l’exercice de livre scolaire, la notice d’utilisation etc. Depuis 2012, il consacre une partie de son activité à l’écriture d’instructions dont l’activation engendre des sculptures, des situations, des expositions; incarnations fugitives d’une forme éditoriale homogène tendant à la convergence du projet, du protocole et de l’archive. Conçus pour être lus, compris et interprétés, ces “modes d’emploi”, par leur accumulation forment un cadre de travail et un catalogue raisonné en devenir.

Récemment, son travail a été montré dans les expositions «Sir Thomas Trope» , La Villa du Parc, Annemasse (FR), 2012 ; «Never Ending Object VI», Biennale de Belleville, Paris (FR), 2012 ; «Overlapping Biennial», 5th Biennial of Young Artists, Bucarest (RO), 2012 ; «Poppositions off fair», Bruxelles Congrès, Bruxelles (BE), 2012 ; «57ème Salon de Montrouge», Le Beffroi, Montrouge (FR), 2012 ; «FlashFlood», little berlin, Philadelphie (US), 2012 ; «Décollages - Volet 1 : Collage», Florence Loewy, Paris (FR), 2012.


Cyril Verde et Aurélien Mole, Objets incomplets/Diagnosis, sucre, café, argent, galalithe, vitrine en bois et verre, 2013

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LIAM WITTER (GB)
Né en 1988, vit et travaille à Newcastle

La pratique de Liam Witter se manifeste par des interventions publiques. Elles consistent en des actions subversives qui se déroulent dans un environnement urbain. Son but est d’explorer comment le développement urbain, la régénération ou encore l’art public peuvent être retranscrits dans le réel. Pour Liam, les arts visuels constituent une communication non-verbale, permettant au « regardeur » de faire l’expérience du point de conjonction entre «l’Erfahrung» (l’Expérience documentée par les faits) et «l’Erlebnis» (l’Expérience vécue). Il cherche à produire un dialogue entre ces deux types d’expériences et réalise ainsi des œuvres qui représentent l’histoire avec une forme de fluidité, en ayant recours à l’étude de la proxémie, c’est-à-dire les interactions spatiales inter-personnelles variant en fonction de la culture.
Il s’intéresse particulièrement aux transformations spatiales au travers d’évènements à la fois mis en scène et spontanés, préférant fonder son travail autour d’un évènement particulier qui empiète lui-même sur un environnement urbain, et documenter les façons dont ces transformations se manifestent au travers des interactions humaines. L’interprétation des évènements se matérialise en un monument dédié à l’expérience vécue.

Liam Witter a montré son travail au sein des expositions «White Wilderness», The Newbridge Project, Newcastle Upon-Tyne (GB), 2011 ; «Newcastle Fine Arts (Graduate) Show», Newcastle University, Newcastle Upon-Tyne (GB), 2011 ; «Newcastle Fine Arts (Graduate) Show», Shoreditch Town Hall, Londres (GB), 2011 ; «Winter-term show», VŠVU, Bratislava (SK), 2010 ; «Eggs Dreaming of Utah», Star & Shadow, Newcastle Upon-Tyne (GB), 2008.


Liam Witter, Snow Day Actions, janvier 2011

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LES RÉSIDENT DE JANVIER À AVRIL 2013

OLIVER BRAID (UK)
Né en 1984, vit et travaille à Glasgow

"Dans mon travail récent, j'essaie de me positionner comme un artiste qui utilise diverses tactiques pour questionner la problématique du bonheur. J'utilise pour ces sondages l'affect, l'allégresse et la camaraderie – J'accentue alors ces thèmes pour mieux évaluer leur contribution à la production et leur potentiel à devenir source d'inspiration créatrice, tout en explorant leur crédibilité critique.
Au début, je divisais ma pratique en deux voies divergentes : « les objets » - des pièces statiques essayant d'articuler des situations sociales au travers de la représentation - et « les projets » - une approche plus candide, par des collaborations ou des commissariats d'entreprise.
Actuellement, je me penche sur de nouvelles routines pour réconcilier ces deux procédures. "


Oliver Braid, Predictions, Cardboard, paper, paint, pencil crayon, embroidered foam, felt and foam core. 2010.

Vous pouvez également accéder au blog d'Oliver Braid en cliquant ici

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JEAN-ALAIN CORRE (FR)
Né en 1981, vit et travaille à Lyon

"Johnny est un intitulé pour un ensemble de travaux que j’aime voir comme une sorte de feuilleton. Johnny n’est pas un double. Il n’est pas un avatar non plus. C’est un personnage sans scénario. Ses érrances me permettent de créer, de collectionner, d’affecter des formes issues de notre cadre quotidien pré-industriel."


Jean Alain Corre, Géométries vides (liste 10 et 11), 2012; 0,40 x 0,30 m; Collages encadrés

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HYE-SOON SEO (KR)
Née en 1980, vit et travaille à Tarbes

"Je réalise des pièces sonores qui jouent avec nos sens (l’ouïe et la vision) où les bruits, le silence et la voix dans des contextes acoustiques différents. Elles s’appuient sur des perceptions auditives,
aspects éphémères, contemplations, réflexions et souvenirs à travers des formes, des objets ou
des phénomènes. Tout cela ramène l’expérience sonique à un espace d’imagination."


Hye-Soon Seo, 10’17”, 2010, 127cm x 80cm x 80cm, porcelaine, bois, rhodoïd

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SEPTEMBRE/DÉCEMBRE 2012

BOBBY NIVEN (UK)
Née en 1981, vit et travaille à Glasgow.

" Ma pratique a toujours été en lien avec le processus de Mimesis, de non-reconnaissance, du simulacre et d'entropie. Jusqu'à peu mon travail était majoritairement, basé sur la sculpture, révélant ainsi les répercussions psychologiques de ces différentes transformations à travers une combinaison d'objets trouvés, modifiés et sculptés. Je suis intéressé par le concept de l'informe et par celui des objets abandonnés, par les pré-conceptions que l'on en a, perturbant ainsi la limite entre l'inerte et l'inanimé. ces deux dernières années, j'ai réalisé trois films : le plus récent ralliant mon travail de sculpture à celui de la vidéo. Questionner des espaces d'entropie en combinant films, sculptures, artefact, dessins issus de l'histoire des lieux tout en les utilisant comme origine du projet.
Mes sculptures sont à la fois primitives, modernes et rassemblent des objets anthropomorphiques animés et des structures abstraites plus solennelles. cette superposition laisse la place à une combinaison ludique et humoristique de ces objets et structures produisant alors des motifs à différentes échelles. Cette mise en place de petites variations met en jeu nos habitudes de lecture des objets. je suis intéressé par la manière dont la relation entre un travail filmique et un questionnement de l'objet influence celle du spectateur et de l'objet. " B.N


Bobby Niven, Orange room, untitled, 2012, mixed media

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LAURIE CHARLES (BE)
Née en 1987, vit et travaille à Bruxellles

Héritière d’une génération Youtube pétrie de vidéos faites à la maison, je me réapproprie les figures tutélaires et populaires de l’histoire sur un vieux refrain High and Low, en les ressuscitant dans des petits théâtres philosophiques transgenres. L’artiste, comme le philosophe, se bat avec ses démons et ses morts. Mes vidéos, saisissables comme un «art pour la caméra», s’apparentent à des performances samplées dans un collage audiovisuel composé d’une juxtaposition ou surimpression de layers référentiels. J’opère un déplacement, une translation à travers le temps et l’Histoire, vers un lieu clos et énigmatique où la camera tourne. D’où l’intérêt pour un décor représentant souvent un espace fortement associé à l’idée d’isolement (forêt, cimetière, grotte...).


Laurie Charles, The return bling bling of the Middle Age, carton, bois, mousse polyuréthane, cuir, moquette, plumeau synthétique, atelier à Komplot, 2012

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JULIE VAYSSIÈRE (FR)
Née en 1979, Vit et travaille à Paris

Julie Vayssière met en place discrètement et sinueusement un univers d’images et d’histoires où les personnages et les lieux restent figés dans un éternel regret, quand ils ne sont pas simplement muets, inconsistants. Ils deviennent alors dignes d’intérêts par leur propension autonome à ne parler de rien en particulier mais à discourir sur notre société, qui change constamment de centre d’intérêt dans des désirs jamais contentés. Les laissés pour compte du désir publicitaire et commercial sont les protagonistes préférés de Julie : perdants (ou gagnants : de tout façon aucune importance) de jeux télévisés, acquéreurs probables de pavillons de banlieue, acheteurs du dimanche dans des magasins d’ameublement de périphérie, collégiens séchant les cours dans les centre commerciaux... Lieux du désir artificiel, de joie feinte : ils prennent ici des tonalités moribondes, arborent des sourires désolés. Et les textes, cruels sans y toucher, d’une neutralité menaçante, à la manière d’un Houellebecq ou d’un Douglas Coupland, sculptent, taillent, ratiboisent, les rêves et les espoirs, les vies et les déboires, de l’humanité avec un grand H. Les dispositifs sont souvent simples, pauvres. Ils refusent le spectaculaire car ils parlent de son échec, énonçant malgré tout, et c’est l’essentiel, la possibilité de vivre quand même.


Julie Vayssière, Le miroir, peinture murale, 2011

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2011
Andreas Fuhrer, Hayane Kam Nakache, Hélène Juillet, Luca Monterastelli, Nicolas Pelzer, Dominique Hurth, Marzia Corinne Rossi, Samir Ramdani, Yannick Langlois, Roxane Borujerdi, Olivier Dollinger, Samuel Moncharmont et Mahjoub El Hassini

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2010
Monica Restrepo, Christian Newby, Jean-Baptiste Bouvet, Flore Nové Josserand, Grégoire Motte, Nana Oforiatta-Ayim, Catalina Niculescu, Kirsty Roberts, Mireille Blanc

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2009
Emmanuelle Lainé, Kara Uzelman, Charlotte Cochelin, Adrien Vescovi, Tim Braden, Marc Dittrich, Anne Lise Le Gac, Dominique Gilliot, Lynette Yadom, Androa Mindre Kolo.

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2008
Anna Fasshauer, Çigdem Mentesoglu, Clark Walter, Colombe Marcasiano, Halida Boughriet, Matthew Atkinson, Moussa Sarr, Yann Géraud

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LISTE DES ANCIENS RÉSIDENTS DE 1996 À 2008
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